Récupération suite ...
Le trail avec le cumul de la durée (de 4 à 12 heures) et de la difficulté (dénivelé) reste une activité où les risques de blessures musculo-tendineuses et de fatigue musculaire et psychique sont réelles.
Une phase de récupération sérieuse s'impose donc après chaque épreuve au risque de ne pas durer longtemps et d'écourter bien vite tout plaisir de courir sur chemin. Après chaque long trail, voici ce que l'on préconise comme phase de coupure et de régénération:
semaine 1: dominante repos
lundi: repos + soins
mardi: repos + soins
mercredi: repos
jeudi: 20' natation ou 40 à 50' de vélo cool
vendredi: repos
samedi: 20 à 30' de natation ou 1h00 de vélo cool
dimanche: 1h00 de vélo ou 1h30 randonnée pédestre
semaine 2: régénération
lundi: repos
mardi: 20 à 30' de natation ou 1h00 de vélo cool
mercredi: repos
jeudi: 40' footing cool + 10 lignes droites (vérifications des sensations) + étirements
vendredi: repos
samedi: 1h30 de vélo cool
dimanche: 50' footing cool + 10 lignes droites (quelles sensations) + étirements
semaine 3: réamorçage
lundi: repos
mardi: 50' footing cool + 10 lignes droites + étirements
mercredi: 20 à 30' de natation ou 1h00 de vélo cool
jeudi: repos
vendredi: 20' footing cool + lignes droites + 2x10' en côte + 5 à 10' cool
samedi: 1h00 de vélo cool
dimanche: 1h30 rando-course avec 1h00 course et 30' marche en côte, descente cool.
Semaine 4: reprise
Reprise normale de l'entraînement avec planification en fonction de la date de votre prochain trail. Cependant, il ne faut prendre aucun risque. Le moindre symptôme de fatigue ou point d'inflammation ne doivent pas être négligés. Il vaut mieux reculer d'une semaine la vraie reprise d'un entraînement normal que d'hypothéquer une saison complète.
Remarque:
Afin d'éviter tous risques et de retrouver l'intégralité de vos sensations, le délai minimum entre deux trails doit-être de 6 semaines. N'oubliez pas qu'en marathon, on préconise uniquement 2 marathons par an. Or, le trail longue distance est tout aussi traumatisant que de courir 42 km sur la route. En raison des distances (tant à l'entraînement qu'en compétition), des dénivelés (ondes de choc dans les descentes), des conditions météo (chaleur, déshydratation, froid, vent, ...).
Conclusion:
Il est donc essentiel de modérer ses envies de courses en limitant le nombre de trail auxquels on souhaite participer. 3 trails de 50 km sont un maximum, 2 trails restent raisonnable si l'on veut aborder l'automne avec fraîcheur et sans pépins physiques.
Il est par ailleurs essentiel d'intégrer des sports non traumatisant afin de limiter le risque de blessures.
En respectant ces deux conseils, vous pourrez «trailer» longtemps et sûrement.
Source: le guide pratique du trail édition VO2 diffusion