Voluptés sportives
Philippe Delerm, La tranchée d'Arenberg et autres voluptés sportives"Bientôt le groupe éclate, et chacun fait sa propre course aimentée par le chronomètre, dans une solitude résignée. La plupart n'ont même plus la force de sprinter dans les derniers cents mètres. Ils s'affalent sur la piste, ou dans l'herbre, s'étreignent quelquefois avant même de connaître le résultat. C'est cela qui est beau, cette reconnaissance de l'effort de l'autre à travers sa propre douleur. Dans quelques minutes, il y aura place pour le bonheur, la tristesse. Mais mantenant, ils sont ensemble. c'est ça le décathlon."
Publicité